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Love&Sex

On en mangerait

Déguster en duo peut vous conduire à des ébats échevelés. Mais si la nourriture peut doper la libido, oubliez les aliments
pseudo-aphrodisiaques. Goûtez simplement au plaisir de manger qui amorce le plaisir sexuel. Et remettez le couvert à volonté.

N’imaginez pas que la fille que vous avez invitée au resto vous sautera dessus dès le repas terminé. Le chemin qui va de l’assiette au plumard est plus compliqué. Notre cerveau possède un centre nerveux chargé de gérer toutes les sources de jouissance transmises par nos cinq sens et par la dopamine. Ce neurotransmetteur permettra de passer du plaisir de la table au plaisir du sexe. Donc, un dîner en tête à tête peut être envisagé comme un tremplin amoureux à condition qu’il stimule les sens. Le déploiement de séduction s’opère à travers la vue, le toucher, l’odorat, le goût voire l’audition. On a souvent envie de “goûter”, voire de manger l’objet de son désir. Les Japonais, dans certaines soirées, couvrent le corps d’une fille nue de sushis ou autres sashimis. Néanmoins, ne pas confondre bonne bouffe et grosse bouffe, qui, assortie du verre de trop, vous incitera plutôt à dormir. Choisissez une cuisine qui laisse une petite sensation de faim après avoir quitté la table. Le plat qui chauffera la caille de vos rêves sera léger, tonique et contiendra des substances érogènes. On reste calme, il s’agit juste de molécules volatiles, odorantes et excitantes. Reine dans ce domaine, la truffe noire, avec son parfum musqué. Problème, la truffe coûte fort cher mais la belle n’est jamais indifférente au goût du luxe. L’huître reste un must. Casanova les dégustait paraît-il à même la bouche de ses maîtresses ! Quant au liquide, optez pour un bon cru. Les scientifiques ont prouvé le pouvoir érogène des grands vins.
Bu avec modération, il est surtout un excellent désinhibant. Pour le cadre, prévoir une ambiance feutrée et un éclairage discret.
Bon appétit et…

‘‘C’est une offrande à la fille que l’on désire’
Christian, 25 ans, chimiste

La gastronomie est une préparation à l’amour. A priori, quand il y a une rencontre, il y a le rituel classique de l’invitation au restaurant. A moins que les choses ne se passent brutalement?! Sinon j’essaye de surprendre la fille en l’emmenant dans un resto atypique pour lui faire découvrir des saveurs subtiles. A mon avis, il vaut mieux commencer la drague par le restaurant, en terrain neutre, qui sera le théâtre du jeu de la séduction et permettra de voir jusqu’où on peut aller. C’est valable pour les deux camps. Certaines ambiances ou situations comiques peuvent aussi créer une complicité, un rapprochement. Je regarde la façon de manger de la fille, de déguster. Les voraces qui engloutissent à la va-vite cassent un peu l’image que j’ai de la femme. C’est un test, parfois on arrête là. Avec une fille qui n’aime ni manger, ni boire du vin, l’approche sera plus difficile et je me dirai qu’elle n’est pas sensuelle. Il m’est arrivé aussi d’inviter chez moi. Là, avec la chambre à coucher toute proche, on affiche ses intentions. Si la fille accepte de venir sur mon terrain, ça augmente les chances. Je soigne les apparences, je dresse une jolie table avec des chandelles, malgré le côté bourgeois désuet, et j’essaye de cuisiner des produits qui sortent de l’ordinaire, je tente de nouvelles recettes. J’aime montrer que je suis capable de gérer. C’est un plus, une offrande à la fille que l’on désire. J’ai entre 50 et 60?% de réussite. Ma vie amoureuse est très liée à la nourriture?!

Publié le 29 avril 2009 par MT

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