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	<title>Playboy &#187; Art</title>
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		<title>Un nouveau lieu artistique à Montmartre</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 13:45:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A 25 ans, la moitié transgenre du duo Cocorosie a ouvert au pied de la butte Montmartre, à Paris, un lieu artistique à son image : galerie d’art et salon de thé hippie, onirique et excentrique. Elle nous y introduit.

Paris est une ville magique, mais qui manque de fantaisie depuis que Jean Genet est mort, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>A 25 ans, la moitié transgenre du duo Cocorosie a ouvert au pied de la butte Montmartre, à Paris, un lieu artistique à son image : galerie d’art et salon de thé hippie, onirique et excentrique. Elle nous y introduit.<br />
</em><br />
Paris est une ville magique, mais qui manque de fantaisie depuis que Jean Genet est mort, surtout dans sa partie Nord. J’ai toujours adoré le 18e arrondissement, quartier où Sierra et moi avons décidé de jouer ensemble en 2003. Mad Vicky’s Tea, c’est une maison de jeu faite pour s’amuser. Avoir un lieu à soi est fantastique. Le concept de ma galerie est d’exposer des œuvres d’art spirituelles en buvant des thés aphrodisiaques que je fabrique. Ils ont le pouvoir de vous rendre fou. C’est ma mère qui m’a initiée au thé, chez elle, en Camargue. Je vends aussi des objets hantés, des disques pirates, des cigarettes… L’endroit sera en évolution perpétuelle. Parfois on n’y trouvera rien, peut-être juste des cheveux ou des faux ongles. Leif et Tooya ont inauguré la résidence artistique de Mad Vicky avec des vêtements faits main et respectueux de l’environnement. J’ai rencontré Leif à New York et nous avons travaillé ensemble sur des vêtements. J’aime leur croyance en l’idée que les vêtements doivent parler d’amour et de transformation. Leif Ritchey a aussi exposé des sculptures fumantes et des peintures organiques. Leurs créations très fluides et confortables sont faites pour dormir ou pour danser. D’ailleurs, la galerie est une sorte de club house où l’on peut danser. Je me sens drag queen. à 13 ans, j’allais à l’école avec des faux cils et des vêtements en vinyle. J’ai ensuite invité des jumeaux de 23 ans qui venaient du Colorado, Eliza et Bradley Shaw. Ils sont fascinés par les ordinateurs, le gothique, et ils jouent dans un groupe à New York. Eliza et Bradley ont réalisé le dernier clip de Cocorosie, <em>God Has a Voice and she Speaks through me</em>. Ils sont très doués. Leur exposition intitulée Twin Bed présente leurs vidéos, photos et installations. Chaque medium questionne les notions d’identité et de métamorphose relatifs aux objets et personnes. Ces deux êtres introvertis et déconnectés de la réalité ont pour la première fois décidé de s’ouvrir au monde en choisissant Mad Vicky. C’est un lieu où les originaux et les transgenres comme moi peuvent délirer sans craindre de remarques désagréables. Rien n’est décidé à l’avance ici. Ni les horaires d’ouvertures, parfois bizarres, ni la programmation. Je continue de composer pour Cocorosie et de m’occuper du label que nous avons créé avec Sierra, Voodoo Eros, grâce auquel on produit les musiciens que l’on aime : Bunny Rabbit, Jana Hunter, Rio en Medio, Quinn Walker. J’expose aussi mes dessins, photographies et installations un peu partout dans le monde. </p>
<p><em>Mad Vicky’s Tea gallery<br />
2, rue Nicolet 75018 Paris<br />
<a href="http://madvickysteagallery.com">http://madvickysteagallery.com</a><br />
<a href="http://voodooeros.com">http://voodooeros.com</a><br />
<a href="http://biancacasady.com">http://biancacasady.com</a><br />
<a href="http://www.cocorosieland.com">http://www.cocorosieland.com</em></a></p>
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		<title>L&#8217;art contemporain en musique</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 13:32:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[On connaît la musique. L’art contemporain s’intéresse régulièrement à l’expression sonore, visuelle ou scénique de cultures alternatives comme le rock et ses avatars. Mais cette année, plus que jamais.

Comme tous les sujets en « et » (« arts plastiques et danse », « arts plastiques et cinéma »…), le sujet « arts plastiques et musique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>On connaît la musique. L’art contemporain s’intéresse régulièrement à l’expression sonore, visuelle ou scénique de cultures alternatives comme le rock et ses avatars. Mais cette année, plus que jamais.<br />
</em><br />
Comme tous les sujets en « et » (« arts plastiques et danse », « arts plastiques et cinéma »…), le sujet « arts plastiques et musique » est devenu une ritournelle un peu stridente qui tape sur les nerfs à force de passer en boucle. Après <em>Sons &#038; Lumières</em> à Beaubourg en 2005, après Live ou « l’art et le concert » au Palais de Tokyo, après <em>Playback</em> ou « l’art et le clip », l’été dernier au Musée d’art moderne, après <em>Patti Smith</em> ou « les dessins d’une rock star », à la Fondation Cartier cet hiver, voilà le nouveau hit de cette compil’ : <em>Sonic Youth etc- Sensational Fix</em> qui se tient au Life de Saint- Nazaire. Sauf que là, pour plein de raisons, l’exposition semble prendre la question par le bon bout. D’abord, le quatuor new- yorkais n’a attendu personne pour travailler avec les meilleurs artistes américains. En flanquant les petites poupées tricotées par Mike Kelley sur la couverture de leur album <em>Dirty</em> ou une des <em>Nurse Painting</em> de Richard Prince sur celle de Sonic Nurse, le groupe colle à une création trash et conceptuelle à la fois. Venue de la <em>West Coast</em> des années 90, cette esthétique est prompte à massacrer les icônes populaires et à régler son compte à l’industrie du divertissement. Si on ajoute à ce paysage les photos à l’érotisme baveux de Richard Kern ou la littérature beat des Allen Ginsberg et Jack Kerouac, l’expo suit autour de Sonic Youth l’orbite d’une création améri- caine alternative, raide et dure à cuire, dont tous les tenants se sont croisés à un moment ou à un autre. Christian Marclay, artiste et musicien, adepte d’un usage contre-nature du tourne- disque dès 1979, aux origines du sample, fait partie de cette bande-là. Mais le Californien se voit aussi consacrer une expo au Mamco de Genève, qui dévoile un aspect peu montré de son œuvre : les photos. Comme son travail vidéo ou ses performances sonores, celles-là reposent largement sur une esthétique du collage et du bricolage de haute volée. Marclay se passe ainsi de l’appareil photo pour saisir la lumière sur des photogrammes. Moins expérimental, le travail du jeune artiste niçois Arnaud Maguet permet néanmoins de voir ce qu’il reste de tous ces pionniers du <em>Son &#038; Lumière</em>. Maguet est un drôle de drille qui se la joue volontiers petite frappe aux cheveux gominés. Ce type est une pile électrique à l’érudition musicale longue comme les rangées de vinyles alignés sur ses étagères, et son expo une enquête enjouée sur ce qu’il est advenu de l’âge d’or de la contre- culture. Les œuvres se posent là comme de scènes reconstituées, de personnages interrogés, de morceaux réinterprétés. Y surgit le fantôme d’Elvis ou encore celui de l’afro-futurisme d’un Sun Ra, sans oublier une joyeuse troupe d’invités avec qui Maguet a l’habitude de collaborer sans perdre de vue cette idée : que la rencontre de l’art et de la musique ne peut plus avoir lieu dans une zone abstraite et éthérée comme à l’époque de Paul Klee et du Bauhaus, mais aux abords de la culture de masse, de ses lieux de diffusion et de production. Et c’est déjà une autre partition. </p>
<p><em>Sonic Youth etc- Sensational Fix, au Life de Saint-Nazaire, jusqu’au 7 septembre,<br />
<a href="http://www.lelife.org ">www.lelife.org </a></p>
<p>Honk if you Love Silence, Christian Marclay, au Mamco de Genève, jusqu’au 21 septembre,<br />
<a href="http://www.mamco.ch">www.mamco.ch</a> </p>
<p>Mais qu’est-il arrivé à cette musique, Arnaud Maguet &#038; Guests, à la Villa Arson, jusqu’au 28 septembre. </em></p>
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		<title>La Fiac : à la reconquête de l&#8217;art contemporain</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 13:06:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La Foire internationale d’art contemporain poursuit sa reconquête de l’art contemporain avec une édition qui promet de belles surprises.

La Fiac a longtemps ramé avant de devenir une foire d’art contemporain en phase avec la tendance. Au début des années 2000, du temps où elle se tenait à la Porte de Versailles, son secteur art moderne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>La Foire internationale d’art contemporain poursuit sa reconquête de l’art contemporain avec une édition qui promet de belles surprises.<br />
</em><br />
La Fiac a longtemps ramé avant de devenir une foire d’art contemporain en phase avec la tendance. Au début des années 2000, du temps où elle se tenait à la Porte de Versailles, son secteur art moderne paraissait pléthorique face à celui de la création contemporaine. Elle faisait alors figure de vitrine vieillissante et provinciale en face de la toute jeune Frieze Art Fair de Londres, trendy et inventive, et se laissait dépasser par la foire de Madrid ou celle de Berlin, pourtant pas au top. Les grosses galeries internationales, où pointent les artistes stars, toutes générations confondues, rayaient l’étape parisienne de leur agenda. L’installation mochissime, l’éclairage autoritaire, les stands mal foutus, les tables rondes soporifiques, tout contribuait au foirage de la Fiac. Or, depuis son retour au Grand Palais il y a trois ans, depuis aussi la nomination d’une nouvelle direction artistique, pas de doute, la Fiac renoue avec la qualité et devient fréquentable. Et pas uniquement par la présence de quelques « mastodontes », à commencer par les galeries new-yorkaises Paula Cooper, David Zwirner ou 303, berlinoises Arndt &#038; Partner ou Carlier Gebauer, ou londoniennes Sadie Coles HQ et White Cube. Mais aussi parce que la Fiac veille à ménager une bonne place aux jeunes galeries émergentes qui accompagnent les jeunes artistes et constituent presque un réseau parallèle en Europe et aux États-Unis. Ainsi à Paris la galerie Jocelyn Wolff est très bien connectée à la galerie Isabelle Bortolozzi de Berlin, elle-même très en phase avec la galerie napolitaine T293. Cela ne signifie pas tant qu’elles ont en commun quelques artistes, mais plutôt qu’elles partagent les mêmes orientations esthétiques, accélèrent la circulation et la diffusion d’un certain paysage, en l’occurrence conceptuel. Et tout ce petit monde se retrouve très logiquement niché ensemble, à la cour Carrée du Louvre. Mais cette année, plus excitant : le projet artistique organisé parallèlement à la Foire, avec un programme de performances très théâtrales et musicales. « <em>Comme l’an dernier</em>, expliquent le commissaire général et la directrice artistique Martin Bethenod et Jennifer Flay, <em>où nous avions proposé un cycle de conférences sur les collections de vidéos, nous avons voulu rendre compte d’un format qui échappe au marché</em>. » Le Britannique Jeremy Deller fait ainsi jouer un morceau d’acid-house à un brass-band au pied de la Pyramide tandis que dans l’auditorium du Louvre, le chorégraphe Jérôme Bel adapte <em>Le Dernier Spectacle</em>, une pièce conférence de 1998, dans le champ théorique de l’art contemporain. Un tel programme permet même à Martin Bethenod d’envisager la Fiac, « <em>non pas seulement comme un lieu de ventes, mais aussi comme un lieu d’échange et d’information</em>&nbsp;». Presque un lieu de création. </p>
<p>Du 23 au 26 octobre 2008, au Grand Palais, à la cour Carrée du Louvre et dans les Jardins des Tuileries.<br />
<a href="http://www.fiac.com ">www.fiac.com </a></p>
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		<title>Contemporain vs classique</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 12:52:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Confrontation du contemporain et du classique, travail sur les résonances des images du passé… L’art sait – encore – provoquer des remous. 
Alors que la superbe venue du Roi Jeff Koons à Versailles a quelque peu agité la rentrée de la « Cour » de l’art contemporain et provoqué l’indignation des soi-disant défenseurs du patrimoine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Confrontation du contemporain et du classique, travail sur les résonances des images du passé… L’art sait – encore – provoquer des remous.</em> </p>
<p>Alors que la superbe venue du Roi Jeff Koons à Versailles a quelque peu agité la rentrée de la « Cour » de l’art contemporain et provoqué l’indignation des soi-disant défenseurs du patrimoine (français), un autre château déroule aussi le tapis rouge à la création actuelle. Fontainebleau, haut lieu des peintres de la Renaissance française, accueille en effet les artistes qui gravitent dans le giron du Palais de Tokyo. Sans pousser les meubles, sans faire de l’ombre aux pièces de maîtres, « <em>l’exposition</em>, explique Marc-Olivier Wahler, directeur du centre d’art, <em>s’insère là de manière indicielle et discrète, tout en soulignant la charge historique de Fontainebleau. L’accrochage suit une logique de greffe</em> ». À l’image de ce chat empaillé et gonflé à l’helium, qui touche le plafond de l’escalier de la Reine, tapissé de scènes de chasse. Une pièce de Werner Reitterer à laquelle répond un peu plus loin cet éléphant de Daniel Firman, tête-bêche, posé en équilibre sur sa trompe au beau milieu de la bibliothèque. Clin d’œil à François Ier dont l’éléphant fleurdelisé était le symbole. Certes, la greffe ne prend pas à tous les coups, mais le château dans ces cas-là se défend tout seul, le décorum surchargé prenant le dessus. Un décor extravagant et onirique, c’est la corde aristo-pop que fait d’ailleurs vibrer l’Américaine Marnie Weber dans ses vidéos, performances ou installations. Épouse du non moins foutraque Jim Shaw, elle met en scène des tribus de filles fantômes, prêtres- ses vêtues de longues robes blanches présidant à des rites déviants. Avec son côté new-wave mâtiné d’une esthétique féerique, Marnie Weber représente la veine féminine kitsch et tragique de la scène trash de Los Angeles. Rien à voir donc avec les petits dessins désuets de Loïc Raguénès. Rien à voir… sauf quand même, cette manière de cultiver une fausse innocence : voilà donc, dans le travail de l’artiste français, les marionnettes de <em>Chapi Chapo</em> et des <em>Muppets</em>, ou encore Belmondo dans <em>La Sirène du Mississipi</em>, le film de Truffaut, tracés en pointillés et en monochrome sur toile ou sur papier. Cette technique renvoie à la trame d’imprimerie, mais aussi à la neige télévisuelle : autant de modes de reproduction ou de diffusion déjà dépassés à l’heure du numérique. Si bien qu’ainsi dégradées, floues et indistinctes, les images de l’artiste français évoquent en fait un monde en voie de disparition dont elles sont les revenantes, les fantômes obsédants. Il n’y a pas qu’à Fontainebleau ou à Versailles que l’art contemporain joue les spirites et fait remonter à la surface les spectres du passé. </p>
<p><em>Loïc Raguénès, à Triple V, 20, rue de la Liberté,à Dijon, jusqu’au 18 octobre/<br />
<a href="http://www.triple-v.fr  ">www.triple-v.fr<br />
</a><br />
The Melancholy Circus, Marnie Weber, à la galerie Praz-Delavallade, 28, rue Louise-Weiss, à Paris 13e, jusqu’au 8 novembre<br />
<a href="http://www.praz-delavallade.com">www.praz-delavallade.com</a></p>
<p>Château de Tokyo/Palais de Fontainebleau, au Château de Fontainebleau, jusqu’au 17 novembre<br />
<a href="http://www.palaisdetokyo.com">www.palaisdetokyo.com</a> </em></p>
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		<title>LE 104 : la création en live</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 12:30:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Lieu hybride de 39 000 mètres carrés, le Cent Quatre vient d’ouvrir à Paris, avec la volonté de réunir dans un même lieu ateliers et espaces d’exposition. La création en live.

Situé au 104, rue d’Aubervilliers, dans les anciens bâtiments du service municipal des pompes funèbres, et au cœur du très populaire XIXe arrondissement de Paris, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Lieu hybride de 39 000 mètres carrés, le Cent Quatre vient d’ouvrir à Paris, avec la volonté de réunir dans un même lieu ateliers et espaces d’exposition. La création en live.<br />
</em><br />
Situé au 104, rue d’Aubervilliers, dans les anciens bâtiments du service municipal des pompes funèbres, et au cœur du très populaire XIXe arrondissement de Paris, le 104 est un lieu artistique d’un nouveau genre. Surtout dédié à la production et aux créateurs qui y jouissent d’ateliers, le 104 ouvre également ses immenses espaces au public. C’est donc à plus d’un titre un espace de rencontre : entre les différentes disciplines artistiques d’abord puisqu’y travaillent en ce moment une quinzaine de créateurs, parmi lesquels le plasticien Melik Ohanian ou le chorégraphe Xavier Le Roy. Puis c’est un espace de rencontres entre la cité, les passants, les enfants et les artistes qui proposent régulièrement des visites des ateliers et des projets in situ. La designeuse Matali Crasset a ainsi aménagé une partie des espaces. Par ailleurs, trois fois par an, sous la forme d’un festival interdisciplinaire, les artistes exposeront en commun les travaux qu’ils auront menés à bien les mois précédents. Dirigé par Robert Cantarella et Frédéric Fisbach, le 104 est donc d’abord un lieu de vie, un lieu de partage, à la fois coulisses du spectacle et scène, où on peut passer quand on veut. L’art se permet ici d’être très pointu, mais entend se rapprocher du public, d’entretenir en quelque sorte avec lui une relation de proximité. La meilleure réponse aux reproches lancinants adressés à un art contemporain prétendument élitiste. </p>
<p><em>104 RUE D’AUBERVILLIERS / PARIS XIXE /<br />
<a href="http://WWW.104.FR">WWW.104.FR</a> </em></p>
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		<title>Science fiction : la grande invasion</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 12:01:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[LA SCIENCE-FICTION ET SES ORGANISMES MUTANTS HANTENT LES SALLES D’EXPOSITIONS COMME UN VAISSEAU FANTÔME PEUPLÉ DE CORPS EXTATIQUES. 
Quand l’art capte des images de corps se livrant à l’ivresse de la danse, s’abandonnant à des pulsions extatiques. Pour réaliser sa merveilleuse vidéo The Buzzclub, Liverpool, UK/Mysteryworld, Zaadam, la Néerlandaise Rineke Djikstra a pris à part [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>LA SCIENCE-FICTION ET SES ORGANISMES MUTANTS HANTENT LES SALLES D’EXPOSITIONS COMME UN VAISSEAU FANTÔME PEUPLÉ DE CORPS EXTATIQUES. </em></p>
<p>Quand l’art capte des images de corps se livrant à l’ivresse de la danse, s’abandonnant à des pulsions extatiques. Pour réaliser sa merveilleuse vidéo <em>The Buzzclub, Liverpool, UK/Mysteryworld, Zaadam</em>, la Néerlandaise Rineke Djikstra a pris à part – entre toilettes et vestiaires – de jeunes clubbers qui s’oublient peu à peu devant la caméra et se remettent à danser au rythme des pulsations de basse de la musique techno. Lumière crue, plan frontal, les images sont sèches, et la gêne des adolescents palpable. Il faut prendre sur soi pour danser seul, dans ses habits du samedi soir, prendre la caméra de haut, s’oublier. Ce que faisaient sans rien calculer les patients du docteur Charcot, spécialiste à la Salpêtrière des crises d’hystérie. Projetés par Douglas Gordon sur deux grands écrans posés dans l’espace, un film montre ainsi, au ralenti, des corps secoués de convulsions, traversés par ce mal spectaculaire. Au-delà de la représentation des corps dans un état second, cette exposition “Transes” au château de Rochechouart garde en tête cette question, formulée par Jean-Louis Scheffer : <em>«&nbsp;Pourquoi les images mobiles de corps mobiles ont-elles succédé aux statues ? »</em> La vidéo, fille de la sculpture ? Mais en art, il faut se méfier des lignes droites. Et l’exposition “Fabricateurs d’espace” à Villeurbanne montre comment la science-fiction au cinéma influence les artistes, et les conduit à modifier leur appréhension de l’espace. Au double sens du terme : à la fois l’espace d’exposition, et celui intersidéral, peuplé d’énigmes et de fantasmes voyageurs. À l’image des installations vaguement en forme de carlingue de vaisseau spatial façonnées par l’Allemand Bjorn Dahlem à l’aide de matériaux bon marché. À l’image encore de ces cubes disposés en grappe par Vincent Lamouroux et qui semblent proliférer et envahir les lieux, comme une matrice de formes géométriques. Enfin, grand lecteur des romans schizophrènes de Philip K. Dick, fan de Godzilla et de toute la S.-F. apocalyptique, Nicolas livre sa nouvelle exposition à la galerie Chez Valentin. Une installation néo-constructiviste qui en passe par le crash du zeppelin “Hindenburg” et par un monceau de squelettes d’ordinateurs pour dérouler en pointillés une fiction russe. </p>
<p><em>FABRICATEURS D’ESPACES, À L’INSTITUT D’ART CONTEMPORAIN DE VILLEURBANNE,<br />
<a href="http://WWW.I-ART-C.ORG">WWW.I-ART-C.ORG</a>/, JUSQU’AU 4 JANVIER 2009. </p>
<p>GOLDBARRGOROD, DE NICOLAS MOULIN, À LA GALERIE CHEZ VALENTIN, PARIS IIIE,<br />
 <a href="http://WWW.GALERIECHEZVALENTIN.COM">WWW.GALERIECHEZVALENTIN.COM</a>/, JUSQU’AU 15 NOVEMBRE. </p>
<p>TRANSES, AU MUSÉE DÉPARTEMENTAL DE ROCHECHOUART, À ROCHECHOUART (87),<br />
<a href="http://WWW.MUSEE-ROCHECHOUART.COM">WWW.MUSEE-ROCHECHOUART.COM</a>/, JUSQU’AU 15 DÉCEMBRE. </em></p>
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		<title>LA SEMAINE PROCHAINE À MIAMI</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 10:29:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pews</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>L’art contemporain, plus que la mode ou la musique, serait-il devenu le refuge ultime des happy few (artistes, nouveaux riches et noceurs impénitents) ? À en juger le succès grandissant de l’édition américaine d’Art Basel, on serait tenté de répondre par l’affirmative. À l’heure de sa septième édition, la fille de la respectable foire de Bâle – quarante bougies l’an prochain – affiche une insolente ambition qui risque de bientôt agacer les respectables FIAC de Paris et autres Freeze de Londres. Art Basel Miami, c’est une nébuleuse de mini-salons (Art Galleries, Art Nova, Art Super Nova, Art Position) permettant de regrouper toutes les formes d’art contemporain telles qu’on peut les trouver aujourd’hui (de la performance à la sculpture et passant par l’art vidéo, conceptuel ou sonore) et surtout de confronter les valeurs sûres aux talents émergents. L’art contemporain enfin décloisonné du monde des spécialistes s’ouvre à de nouveaux publics et potentiels acheteurs. Bien dans son époque pour les uns, opportuniste pour d’autres, rares sont ceux qui peuvent se permettre de faire l’impasse sur ce rendez-vous dans la capitale de Floride. Non pas pour perfectionner l’art du patin sur Ocean Drive mais pour flairer les tendances de demain dans les allées des différents halls ou alimenter son carnet d’adresses dans les soirées plus folles les unes que les autres. Parler de Cindy Sherman à Stella McCartney dans une soirée hip hop, c’est ça la world culture. On se voit là-bas ? </p>
<p><em>ART BASEL – MIAMI BEACH 2008 – DU 4 AU 7 DÉCEMBRE 2008<br />
<a href="http://WWW.ARTBASEL.COM">WWW.ARTBASEL.COM</a> </em></p>
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		<title>Berlin, une place du monde de l&#8217;illustration</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 10:18:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pews</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Olaf Hajek a étudié le design graphique, mais a toujours été obsédé par l’art de l’illustration. Installé à Berlin depuis quatorze ans, c’est- à-dire bien avant que la ville ne devienne à la mode, il s’est vite fait une place de pilier du monde de l’illustration : « De nombreux magazines d’avant-garde de la ville [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Olaf Hajek a étudié le design graphique, mais a toujours été obsédé par l’art de l’illustration. Installé à Berlin depuis quatorze ans, c’est- à-dire bien avant que la ville ne devienne à la mode, il s’est vite fait une place de pilier du monde de l’illustration : <em>« De nombreux magazines d’avant-garde de la ville ont fait appel à moi et j’ai été un des premiers à participer au festival “Illustrative”. Ma première exposition s’est également faite dans une galerie berlinoise »</em>, se souvient-il. Sa notoriété a depuis dépassé largement les frontières de l’Allemagne et de l’Europe. <em>« J’ai de nombreuses commandes en ce moment, dont une concerne une série de couvertures pour des guides de la maison d’édition Taschen. Celui sur Paris vient juste de sortir… Et là je prépare la couverture pour New York ! »</em>, confirme-t-il. Juste retour des choses pour cet artiste dont la technique très brute (il travaille à l’acrylique sur carton, bois ou papier) contraste singulièrement avec le côté lisse et impersonnel de l’illustration vectorielle et reproductible à l’envi qui a fait long feu. Curieux de tous les arts, passionnés de design, grands consommateurs de magazines et voyageur devant l’éternel, ce ne sont pas les sources d’inspirations qui lui manquent, plutôt le temps de mettre en forme toutes ses idées. Un style où se mélangent des influences de l’art populaire américain, ainsi que des arts africains et indiens. Pas étonnant donc d’y trouver moult végétaux et animaux dans des décors parfois assez surréalistes. Pour Playboy, nous sommes allés piocher dans son bestiaire les multiples représentations de chauds lapins. </p>
<p><em>OLAF HAJEK EST REPRÉSENTÉ EN FRANCE PAR AGENT 002.<br />
<a href="http://WWW.AGENT002.COM">WWW.AGENT002.COM</a> </em></p>
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		<title>Hommage à Vassily Kandinsky</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 09:57:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pews</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Centre Georges Pompidou]]></category>
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		<description><![CDATA[VASSILY KANDINSKY A POUSSÉ L’ART À SA PLUS SIMPLE EXPRESSION GRAPHIQUE TOUT EN LUI APPORTANT UNE CHARGE ÉMOTIONNELLE INTENSE. LE CENTRE GEORGES POMPIDOU NE POUVAIT QUE LUI RENDRE UN NOUVEL HOMMAGE EN ORGANISANT UNE DES PLUS GRANDES RÉTROSPECTIVES DE SON ŒUVRE. 
Dans l’œuvre de l’artiste russe, les couleurs sont indépendantes et libres, elles ont chacune [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>VASSILY KANDINSKY A POUSSÉ L’ART À SA PLUS SIMPLE EXPRESSION GRAPHIQUE TOUT EN LUI APPORTANT UNE CHARGE ÉMOTIONNELLE INTENSE. LE CENTRE GEORGES POMPIDOU NE POUVAIT QUE LUI RENDRE UN NOUVEL HOMMAGE EN ORGANISANT UNE DES PLUS GRANDES RÉTROSPECTIVES DE SON ŒUVRE. </p>
<p>Dans l’œuvre de l’artiste russe, les couleurs sont indépendantes et libres, elles ont chacune leur propre rôle à jouer, et pourtant ces entités s’assemblent pour ne former qu’un, la toile. Ainsi, la peinture peut s’affranchir des formes et s’exprimer dans la seule dimension du trait, de la tache et de la couleur. Les tableaux de Kandinsky expriment sa vision intérieure, dif?cilement contenue dans la ?guration du réel. C’est l’esprit à l’état pur. La naissance de l’art abstrait. </p>
<p>Inattendu&#8230; C ’est en premier lieu le droit qu’il étudie à Moscou. Sa thèse achevée, il refuse un poste de professeur et se tourne résolument et dé?nitivement vers l’art. </p>
<p>Il part pour Munich suivre des cours à l’Académie des Beaux Arts puis voyage à travers l’Europe et l’Afrique du Nord. En 1906, il s’installe à Paris et ramène dans ses malles ses premières œuvres dont le style impressionniste se révèle peu convaincant. </p>
<p>Il faut attendre deux ans avant que sa véritable carrière d’artiste prenne forme ! De retour à Munich, son style devient de plus en plus abstrait, les couleurs s’af?rment et se libèrent des formes. On dissocie le contenu du contenant. Kandinsky s’échappe de la perception du réel et de l’art ?guratif, ce qu’il explique dans son livre Du Spirituel dans l’art (1911), se désignant lui-même comme l’artiste de « la nécessité intérieure ». </p>
<p>La même année, il fonde avec d’autres artistes proches de sa conception de l’art, la revue Le Cavalier Bleu. C’est une période riche en émulation créative et en expositions. Art abstrait par excellence, la musique a une in?uence majeure dans son œuvre. D’ailleurs, Kandinsky intitule certains de ses tableaux “Improvisation” et “Composition”. Comme elles, son travail cherche à susciter et à représenter les sentiments de manière abstraite. </p>
<p>La guerre marque une pause. De retour en Russie il peint peu et s’investit dans la vie culturelle moscovite jusqu’à l’ère triomphante du Bauhaus qui le ramène en Allemagne. Il s’y investit vivement, y enseignant la peinture murale et sa vision de l’art, jusqu’à sa fermeture par le régime nazi en 1933. </p>
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		<title>L&#8217;univers de Gainsbourg</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2009 09:28:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pews</dc:creator>
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		<category><![CDATA[artiste]]></category>
		<category><![CDATA[Expo]]></category>
		<category><![CDATA[Gainsbourg]]></category>
		<category><![CDATA[lounge]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[UNE EXPOSITION DÉPLOIE L’UNIVERS DE GAINSBOURG DANS LES ESPACES DE LA CITÉ DE LA MUSIQUE. OR, COMME AU CINÉMA, LE BIOPIC, DEVIENT DANS LES SALLES D’EXPO UN GENRE EN SOI. AVEC SES CONTRAINTES, SES ÉCUEILS, SA MARGE DE LIBERTÉ ET SES POINTS DE NON-RETOUR. PETIT TOUR D’HORIZON DES EXPOS OÙ ART ET MUSIQUE FONT TANDEM. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>UNE EXPOSITION DÉPLOIE L’UNIVERS DE GAINSBOURG DANS LES ESPACES DE LA CITÉ DE LA MUSIQUE. OR, COMME AU CINÉMA, LE BIOPIC, DEVIENT DANS LES SALLES D’EXPO UN GENRE EN SOI. AVEC SES CONTRAINTES, SES ÉCUEILS, SA MARGE DE LIBERTÉ ET SES POINTS DE NON-RETOUR. PETIT TOUR D’HORIZON DES EXPOS OÙ ART ET MUSIQUE FONT TANDEM. </em></p>
<p>Loin des vitrines poussiéreuses empilant des liasses de manuscrits ou de disques, l’expo soigne particulièrement sa scénographie et s’affiche comme un “labyrinthe d’images et de sons”. Une manière vivante et spectaculaire de retracer la vie et l’œuvre de celui qui tenait en haute estime les arts plastiques. Ce n’est pas un hasard si l’exposition Gainsbourg 2008 a été confiée à Frédéric Sanchez, connu pour ses ambiances sonores ou son design musical de défilés de mode ou de lounge. Il ne s’agit donc pas seulement de remplir une salle avec des objets ou des images, ni même de placer çà-et-là des bornes d’écoute, mais aussi de rendre palpable “dans l’air”, ce qui fait le sel des chansons, du look et des attitudes de Gainsbourg. L’an dernier, une exposition au CAPC de Bordeaux s’articulait autour de la figure culte de Brian Wilson. Cette biographie romancée et imagée du génial chanteur des Beach Boys ne collait pas étroitement à son personnage, le prenant plutôt comme un totem, un symbole de l’idylle que la pop culture entretient avec l’art contemporain. L’exposition surfait donc habilement sur la petite histoire pour rejoindre la grande, slalomant entre les heurs et malheurs de ce génie incompris, pour gagner les sphères de la mélancolie ou de l’hédonisme ensoleillé de l’art californien. On y croisait aussi bien les dessins hyperréalistes d’une mer calme tracés par Vija Celmins que les peintures de Sister Corita Kent, papesse du folk art thérapeutique et gentiment illuminé des années soixante. Mais finalement peu de choses manifestant littéralement la présence de Brian Wilson, héros subliminal de l’expo. D’ailleurs, le même musée, à Bordeaux, inaugure ce mois-ci une exposition autour du psychédélisme en France, pleine de documents d’archives, de textes et d’images historiques. Mais là encore, il s’agit de penser un dispositif original qui active cette histoire musicale au lieu de la recouvrir d’un linceul d’érudition. Du coup, tout ce matériel vient se nicher dans un dispositif scénique imaginé par l’artiste Lili Reynaud-Dewar. En forme de mandala, de totem, ou de triangle, l’installation se définit alors davantage comme une mise en perspective que comme une mise à plat du psychédélisme. Autre exemple encore : la récente exposition de Jeremy Deller à Aspen, aux États-Unis, autour d’une des idoles de sa jeunesse, Neil Young. Clé de sol de la musique folk, son nom reste de ce fait lié à son engagement en faveur des droits civiques. Et donc à la cause des minorités, en particulier celle des Amérindiens. De fil en aiguille, l’artiste londonien, lauréat du Turner Prize, finit par croiser la figure de Marlon Brando et celle de Pocahontas. Or, il n’y a sans doute pas de manière plus intelligente de rendre hommage à Neil Young que celle-ci : faire de l’exposition une espèce de forum collectif, croisant une communauté de militants stars ou inconnus. Ces expositions initiées par des artistes fans de musique et de musiciens, mais percevant en elle et en eux plus que de simples stars ou de simples accords de guitare, une véritable sous-culture dotée de ses modes de vie et de pensée, sont à coup sûr un bon exemple à suivre. Transposer l’énergie de la musique ou l’univers d’un chanteur dans les salles d’expo implique souvent pas mal de détours. De variations sur un même t’M, aurait soufflé Gainsbourg. </p>
<p><em>GAINSBOURG 2008</em>, À LA CITÉ DE LA MUSIQUE, À PARIS, JUSQU’AU 1ER MARS,<br />
<a href="http://WWW.CITE-MUSIQUE.FR">WWW.CITE-MUSIQUE.FR</a> </p>
<p><em>IAO</em>, EXPLORATIONS PSYCHÉDÉLIQUES EN FRANCE, AU CAPC, À BORDEAUX, DU 28 NOVEMBRE AU 8 MARS 2003,<br />
<a href="http://WWW.MYSPACE.COM/IAOFESTIVAL ">WWW.MYSPACE.COM/IAOFESTIVAL </a></p>
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